Archive

Archive for the ‘Coaching’ Category

Ralentir

June 21st, 2011 1 comment
3304111651 6595a237ca 300x226 Ralentir

image par Chris Beckett: http://www.flickr.com/photos/chrisjohnbeckett/

Vous l’aurez constaté, il s’est passé un an depuis mon dernier billet. Ce n’est pas que je ne voulais plus écrire, c’est que je n’en prenais plus le temps. Alors, depuis quelques semaines j’ai décidé de ralentir et comme par miracle, aujourd’hui je suis en mesure d’écrire ce billet avec beaucoup de plaisir.

Pour moi ralentir, ce n’est pas en faire moins, c’est faire différemment et surtout ‘être’ différemment.

Depuis l’été dernier, il y a eu les vacances, puis j’avais pris des engagements qui m’ont conduit à devoir vivre à un rythme qui ne me permettait pas d’être moi,  et qui, par exemple,  ne me permettait plus d’écrire alors que j’aime ça.

Dans le cadre de mon développement comme coach, j’en suis arrivé, au printemps à comprendre ce que voulais dire pour moi avoir besoin de temps. Je me suis rendu compte que du temps j’en avais pour certaines choses et pas pour d’autres. J’ai donc appris à me désengager, à aller là où les choses comptes pour moi. Pour résumer, à faire des choix.

J’ai encore du travail, mais voici quelques unes de mes  leçons apprises, même si elles vous sembleront sans doute évidentes!

Les biensfaits de ralentir

  • Concentration : je suis plus disponible à ce que je fais et mon niveau de concentration et donc d’efficacité ont augmenté. C’est d’autant plus facile que les choses que je fais m’intéressent vraiment.
  • Réalisation : je finis plus de choses, pas encore toutes, mais cela est motivant de voir des accomplissements.
  • Regard neuf : en ralentissant je me pose des questions différentes sur les choses qui m’entourent, je lis et échange sur des éléments qui me permettent de voir d’autres perspectives, d’évoluer.
  • Être : j’étais dans les derniers mois dans un paradoxe, un non-alignement entre qui je suis et qui je veux être. En coaching, j’ai découvert une sérénité que je souhaite conserver. Je souhaite être le ‘coach’ en moi, sans faire le coach à longueur de journée bien entendu. En avoir pris conscience me permet de cheminer dans cette transition et d’être apaiser, prêt à relever de nouveaux défis.

Comment ralentir

  • L’œuf ou la poule : Évidemment il faut du temps pour ralentir. Prendre conscience des blocages, des choix et les réaliser. J’ai pu le faire lors des séances de coaching. (Merci à Lucie pour cela.)
  • Se contraindre à faire des choix : c’est la partie difficile lorsque l’on aime ce que l’on fait, mais cela a été mon plus grand pas. Comprendre pourquoi c’était difficile pour moi m’a permis de mettre des mots sur mes peurs, mes envies.
  • Garder le focus : c’est comme une addiction, on rechute vite. Il faut garder le focus, et pourquoi ne pas se faire aider par son coach icon wink Ralentir
  • Les déplacements : je me déplace en métro et à vélo. J’ai ajouté la marche, une heure de marche pour aller au bureau le matin permet de ralentir, de se recentrer pour attaquer la journée.
  • Le sommeil : tout le monde le sait, mais j’étais de ceux qui ne le faisait pas. Respecter mon rythme. Plus de sommeil = plus de productivité et le cercle virtueux s’enclenche!
  • La lecture : c’est un espace qui me permet de réflechir, de rêver, de reposer mon cerveau.
  • Le sport : étrangement, je ne manque pas de temps pour cela, mais d’énergie, souvent à cause du rythme du reste. C’est aussi un moment privilégié pour me vider la tête (et les jambes)
  • Tout autre activité qui donne du plaisir et rend serein,…

Trop souvent autour de moi, je vois des gestionnaires, des ScrumMasters, des collègues qui ne prennent pas le temps de ralentir. Souvent cela conduit à des comportements contre-productifs, à des apprentissages plus lents voire parfois manqués, et certaines fois même, au burn-out.

Cela ne demande pas une grande quantité de minutes, simplement de bonnes minutes. Des minutes bien investies.

Mon plus grand défi, après avoir fait mes choix et ‘nettoyer’ mon espace, a été d’apprendre à dire NON!

Quel est le votre?

Categories: Coaching Tags:

AGILE COACH CAMP CANADA – JUNE 24TH AND 25TH, 2011

May 31st, 2011 No comments

 

Bonjour,

Je participe au Agile Coach Camp à Montréal le 24 et 25 juin prochain.

CAT33 AGILE COACH CAMP CANADA – JUNE 24TH AND 25TH, 2011

Le 23 et 24 juin, j’assisterai à la formation Coaching Agile Team donnée par Lyssa Adkins et Mikael Spayd (profitez du spécial accordé aux participants du Agile Coach Camp)

Vous pouvez suivre l’évènement sur Twitter @agilegardener avec le tag #accmtl

J’espère vous y rencontrer.

Categories: Agile, Coaching, Rendez-vous Tags:

Agile Coach Camp Canada – Here we go!

June 10th, 2010 No comments
agilecoach2010 300x88 Agile Coach Camp Canada   Here we go!

Click on the logo to register on Agile Coach Camp Canada website

Tomorrow morning will be the kind of easy wake up as I’ll attend Agile Coach Camp Canada in Waterloo (Ontario) with 3 colleagues of mine from Pyxis.

Looking forward to meet you there with all the others great agile coaches icon wink Agile Coach Camp Canada   Here we go!

Agile Coach Camp Canada
An Open Space Conference for Agile Coaches
Peer-to-peer Learning in a Collaborative Setting
June 11-12, 2010
Waterloo, Ontario, Canada
Free! And it’s SOLD OUT

Follow #accca on Twitter

To know more about registred people, have a look at postion papers.

La permission ou le pardon : faites votre choix!

May 27th, 2010 1 comment

Ni l’un ni l’autre. Je choisis la confiance qui permet le conflit qui engendre l’engagement qui soutient l’imputabilité qui mène à se concentrer sur les résultats!

Il y a quelques semaines, j’évoquais avec Éric Laramée le fait que quelques fois, lorsqu’une chose doit être réalisée, il vaut mieux le faire sans attendre la permission puis demander pardon par la suite. J’avoue avoir succombé à cette facilité par le passé.

À la suite de cette conversation, Éric m’a dirigé vers cet article récent de Ben Snyder : “Don’t Ask For Permission When Forgiveness is Easier” dont je vous recommande la lecture.
41ym2vZ0X1L. BO2,204,203,200 PIsitb sticker arrow click,TopRight,35, 76 AA300 SH20 OU15  La permission ou le pardon : faites votre choix!
Je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle avec la (re)lecture récente du livre de Patrick Lencioni : “The Five Dysfunctions of a Team: A Leadership Fable“.

Dans un groupe, lorsqu’une personne agit à l’encontre des autres, même s’il demande pardon par la suite, cela laisse des traces. C’est d’autant plus vrai que l’action est faite avec une intention cachée, une intention de nuire ou bien à des fins personnelles sans égards au groupe.

La prochaine fois que vous entendrez l’expression bien connue “il vaut mieux demander pardon que demander la permission”, prenez quelques minutes pour comprendre le contexte, et pour déterminer à qui profite l’action qui a été entreprise.

Cette expression révèle souvent les dysfonctionnements fondamentaux évoqués dans le livre ci-contre. Une telle action ne pouvant venir d’un membre d’une équipe telle que décrite par Patrick Lencioni, une équipe dont les membres placent la réussite du groupe avant la satisfaction personnelle.

Finalement ce que ça m’inspire c’est : “Encore de belles conversations à venir”, beaucoup d’efforts à faire sur le plan personnel et de beaux jours pour continuer à faire un métier qui me passionne.

Et vous, êtes-vous inpiré?

ScrumMaster, chut! Écoute!

May 20th, 2010 6 comments

S’il est vrai que le ScumMaster doit savoir se faire entendre, parfois fort, pour protéger son équipe, il doit aussi apprendre à se taire et surtout à écouter.

Dans beaucoup d’équipes ou d’organisations, les personnes se parlent mais ne s’écoutent pas. Chacun essayant de faire entendre sa voix, de passer son point, de montrer qu’il est là.

En tant que ScrumMaster, lorsque l’équipe débute, on a tendance à être sur le devant de la scène, à parler pour expliquer Scrum, pour animer les meetings, pour guider l’équipe lors des cérémonies, pour suivre ce qui se passe lors des mêlées quotidiennes. Bref, à être plus présent et plus directif.

Cependant, passé les premières itérations, l’équipe doit en savoir suffisamment sur la mécanique pour avoir adopté certains réflexes. À ce moment là, vous devriez être en mesure de vous retirer symboliquement pour laisser l’équipe s’organiser.

Ce retrait symbolique  est pour moi le moment de passer du bruit au silence, de la parole à l’écoute, de préférer les questions aux directives.

Tout le monde vous le dira, je suis quelqu’un qui aime parler, j’aime aider l’équipe, expliquer, transmettre mes idées, mes valeurs, mes connaissances. J’ai cependant remarqué quelque chose de très important. Attention c’est un scoop… Le silence est d’or!

Lorsque je participe au daily de l’équipe, comme ScrumMaster, j’aime me mettre dans un coin, en retrait, et écouter. En fait, je ne dors pas, je m’assure qu’on ne dépasse pas le temps, je peux intervenir quelques fois s’il y a des questions, et, je prends des notes sur des points pour lesquels je veux questionner l’équipe : une tâche qui semble apparaître mais qui n’est pas créée, une tâche bloquée, un comportement que je remarque. Mais bien entendu, je continue à participer à la synchronisation avec l’équipe et à transmettre les informations nécessaire.

Parfois j’utilise ces notes à la fin du daily, lorsque tout le monde a parlé, pour poser des questions, faire prendre conscience de faits, de comportements. Certaines fois je retiens mes notes quelques jours pour prendre le temps de vérifier que mes observations se reproduisent, pour laisser l’équipe expérimenter la difficulté liée à son comportement, etc. Bien évidemment, tout est une question de dosage. Je ne laisse pas l’équipe s’empêtrer dans des difficultés trop graves.

J’ai remarqué une chose, avec une équipe expérimentée, en usant de ce comportement silencieux suivi de questions pertinentes, sur une base régulière, l’équipe attend la question, recherche le feed-back à l’aide duquel elle apprend et elle adapte son comportement pour s’améliorer par petits pas.

Dans le cas d’une équipe débutante en Scrum il est nécessaire d’être plus directif, mais dans le cas d’une équipe rôdée (après quelques itérations), cela devient contre productif et ralenti le travail de l’équipe. En effet, l’équipe adopte une attitude dans laquelle elle attend qu’on la dirige, qu’on la corrige dès le moindre écart, elle ne prend donc pas le temps d’observer et de réfléchir à son attitude. Elle n’a pas non plus l’opportunité de faire des faux pas ‘simples’ qui lui permettent d’apprendre lorsqu’ils sont remontés sous forme de feed-back.

En disant cela je n’invente rien, je partage simplement mon vécu, qui finalement illustre ce que nous transmet la littérature.

Votre expérience m’intéresse. Êtes-vous un ScrumMaster loquace ou plutôt silencieux et à l’écoute? Quel(s) changement(s) de comportement(s) de l’équipe observez-vous lorsque vous faites évoluer votre comportement?

P.S.: Pour écouter, il faut accepter le silence. Un truc simple pour ne pas rompre le silence, compter dans votre tête ou bien encore garder un stylo dans la bouche sans le tenir avec la main, si vous ouvrez la bouche, il tombe!