Archive

Archive for the ‘Coaching’ Category

Hope to meet you at Agile Coach Camp Canada

May 17th, 2010 3 comments
Agile Coach Camp Canada - June 11, 12 2010 - IT'S FREE and it really worth time inversted.

Click on the logo to register on Agile Coach Camp Canada website

I’ll attend Agile Coach Camp Canada in Waterloo (Ontario) with many other great agile coaches

Agile Coach Camp Canada
An Open Space Conference for Agile Coaches
Peer-to-peer Learning in a Collaborative Setting
June 11-12, 2010
Waterloo, Ontario, Canada
Free!

Follow #accca on Twitter

To know more about registred people, have a look at postion papers.

Permettre à l’équipe d’organiser son espace de travail

May 13th, 2010 5 comments

Selon vous, qui est le mieux placé pour savoir comment l’équipe doit organiser son espace de travail?

Lorsque les membres d’une équipe prennent l’initiative de disposer et d’aménager eux-même leur espace de travail, vous courrez la chance que celui-ci soit le mieux adapté à leur besoin du moment.

Par exemple deux personnes ont besoin de travailler en paire ou bien quatre autres travaillent sur un module commun.

De même, vous passez un message fort à l’équipe qui grâce à de petits apprentissages, commence à devenir autonome, auto-organisée, car dans bien des situations, pendant longtemps les gens ont été placés par les gesionnaires qui leur attribuaient un bureau, parfois même avec quelques privilèges liés à l’ancienneté.

Bien sûr, attendez vous à ce que l’aménagement change plusieurs fois au début, le temps que chacun trouve sa place.

En tant que gestionnaire, vous pouvez aussi le voir comme un apprentissage à laisser aller votre équipe, à la laisser prendre le contrôle d’elle même, à lui faire confiance. Votre rôle de gestionnaire d’une équipe agile n’est pas de micro-gérer votre équipe, mais bien au contraire, d’être à son service pour qu’elle s’émancipe, quelle devienne pleinement responsable de son travail et de outils nécessaire à sa réalisation.

Apprentissage de l'autonomie. Permettre à l'équipe d'organiser son espace de travail.

L'apprentissage de l'auto-organisation passe par la prise en charge de son espace de travail (photo par stahlmandesign's : http://www.flickr.com/photos/stahlmandesign/)

Pourquoi est-ce une bonne idée de laisser l’équipe s’organiser?

Les analogies valent ce qu’elles valent, mais j’aime bien faire le parallèle avec mes enfants. Je ne laisserai pas mon fils de 3 ans traverser seul l’avenue en face de la maison à l’heure de sortie du bureau, ni même d’ailleurs à n’importe quel autre moment. Par contre, je le laisse mettre le couvert avant le repas ou bien casser des œufs pour  faire un gâteau.

Bien évidement, il y a parfois de la casse et il nous arrive de manger des coquilles, mais ce n’est pas grave, il a appris. Je compare le fait de laisser l’équipe s’organiser au fait de mettre la table ou de casser les oeufs. Si l’équipe se trompe un peu, ce n’est tout simplement pas grave!

En tant que gestionnaire, vous devez plutôt essayer d’aider l’équipe et travailler à lui fournir un espace suffisant et le plus adapté possible. Certes, il est rare que les espaces soient adaptés dès le jour 1, mais c’est un paramètre important à prendre en compte si vous souhaitez améliorer les performances de vos équipes.

Utilisez votre temps de micro-gestion pour trouver des solutions afin de bénéficier de plus d’espace, pour trouver des espaces contigus plutôt que dispersés, pour comprendre pourquoi déplacer un prise réseau coûte 150$ et faire en sorte que cela change, pour que le matériel soit adapté et mobile. Je vous assure, l’équipe appréciera de vous voir vous démener pour elle.

Je dois bien avoué que parfois il y a des contraintes importantes. Comment faire lorsqu’il est interdit à un employé de déplacer un bureau pour des raisons de sécurité? Comment faire quand le matériel adapté, c’est-à-dire facilement mobile, ne répond pas aux contraintes ergonomiques? etc.

Je n’ai pas de réponse autre que : si l’équipe est d’accord pour rester de 5 à 6 le soir pour déplacer son mobilier, ne dites rien à personne et faites le! Les pizzas ne vous coûteront pas très cher et cela peut-être un bon moment à partager ensemble. Si l’équipe l’équipe accepte de travailler avec du mobilier ne répondant pas complètement aux normes d’ergonomie, ne dites rien à personne, commandez du mobilier adapté. Cela m’étonnerai que les membres de l’équipe viennent se plaindre par la suite. Et le coût dans tout cela? Et bien un bureau de type « table à roulette » simple coûte souvent bien moins cher que du mobilier de bureau plus traditionnel et surtout il est réutilisable pour aménager des salles de réunions par la suite.

Ce que j’ai dis jusqu’ici existe. À Pyxis par exemple, le président n’a pas de bureau fermé et luxueux. Il dispose d’un bureau à roulette et de la même chaise rouge que tout le monde et il travaille au milieu des 50 autres employés du bureau. Pour ma part, j’ai du changer de place une bonne dizaine de fois en un an et demi. Il m’arrive même d’être déménagé « à l’insu de mon plein gré » pour le bien d’un projet ou pour regrouper des personnes qui ont un intérêt à travailler ensemble pendant une période donnée. Le mobilier est adapté, les pièces sont équipées de prises réseaux et de wifi, nous disposons d’ordinateurs portables et nous avons un cassier dans l’espace commun pour déposer nos objets personnels. Tout n’est pas idéal, mais pour le travail en équipe c’est très facile et quand on est au bureau c’est quand même ça qui compte finalement.

Certes notre espace et notre mobilier sont adaptés, mais surtout il n’y a pas de notion de territoire, de représentation du statut par le mobilier, pas de « que va dire le département voisin si je vous laisse faire ce que vous voulez » et pas d’illusion de contrôle par une hiérarchie qui placerait les employés!

Permettez à vos équipe de se déplacer à leur gré, vous compenserez très rapidement les coûts grâce à une équipe plus solidaire et plus performante plus rapidement. Cela vous fera peut-être économiser quelques journées d’un accompagnateur agile 😉 et il est certain que rapidement l’ambiance va changer.

Et vous, quelles sont vos conditions de travail? Comment se comporte votre hiérarchie?

Un coach agile doit-il exposer ou préserver l’équipe?

May 6th, 2010 7 comments
Un coach agile doit-il exposer ou préserver l'équipe?

Laisser l'équipe faire des erreurs pour apprendre (photo par http://www.flickr.com/photos/sayonara/)

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que j’accompagne des équipes lors de leur transition agile!

En tant qu’accompagnateur agile, je veille à être à l’écoute des membres du groupe pour les aider à trouver leur propre chemin vers leur succès. J’ai toujours en tête l’idée de n’être qu’une béquille temporaire, avec l’objectif, comme toute béquille, de permettre à l’équipe de progresser seule lorsque je quitte le mandat.

Cependant, lors d’une transition agile, l’équipe doit faire fasse aux difficultés du changement et comme beaucoup de personnes doit faire ses expériences pour comprendre certaines modifications de comportement que l’on essaie de mettre en oeuvre.

Ma posture est habituellement d’expliquer à l’équipe les valeurs du manifeste agile, et selon l’approche choisie, souvent Scrum, les principes et quelques règles qui guident cette approche.

Cependant, après avoir expliqué ceci à l’équipe, je l’assiste pour qu’elle trouve ses propres solutions aux problèmes auxquels elle doit faire face. Il arrive que je propose des alternatives, mais en bout de ligne, j’impose peux de choses, uniquement quelques règles de base, en expliquant aux participants qu’ils pourront les remettre en cause lorsqu’ils comprendront les implications de celles-ci.

Il arrive donc souvent que l’équipe fasse des choix qui peuvent la conduire dans une impasse, voir « dans le mur ». Lorsque je perçois cette impasse, j’en avise l’équipe, mais je la laisse suivre son chemin si elle ne souhaite pas m’écouter. Cependant, je travaille à réduire la taille du mur car je pense qu’une équipe en apprentissage, hors de sa zone de confort est plus fragile.

Finalement, en tant qu’accompagnateur agile, et comme l’équipe à besoin de faire ses propres expériences, mon but est de conduire rapidement l’équipe face au mur, tout en minimisant la taille de celui-ci et dans le même temps, de préparer le futur.

Pour illustrer la démarche, je dirai qu’après avoir prévenu l’équipe qu’il est bon de se préparer (rapidement) pour une revue d’itération ou bien qu’il est important de travailler sur les user stories dans l’ordre établi par le propriétaire de produit, je n’insiste pas et je n’oblige pas l’équipe à le faire.

Pour une équipe qui débute dans une approche agile, les exemples ci-dessus sont des pièges fréquents. Mais en laissant l’équipe expérimenter ces problèmes très tôt en ne l’en protégeant pas, je peux aborder avec elle des discussions intéressantes qui lui permettent de comprendre le nouveau comportement attendu et qui mènent souvent à des nouvelles solutions encore (et toujours) prises par l’équipe. Ces pièges restent plutôt de l’ordre de la marche que du mur.

Cependant je me demande souvent si c’est la bonne approche, si je devrais être plus directif?

Qu’en pensez-vous? Quelle est votre approche?

Qu’attend-on de moi?

April 29th, 2010 11 comments

Réponse : « Que souhaites-tu réaliser avec nous? »

Après m’être fait poser plusieurs fois la question « Qu’attend-on de moi? » j’ai ressenti l’envie d’écrire ce billet pour donner ma perspective sur la responsabilisation et l’auto-organisation. En effet, le fait de répondre à cette intérrogation par la question : « Que souhaites-tu réaliser avec nous?» change le rapport aux autres et à l’action, celle-ci devenant une réalisation par l’engagement.

Après plus d’une année passée à Pyxis dans un mode de gestion des ressources humaines innovant1 c’est pour moi l’occasion de faire un petit point  à la fois sur mon évolution personnelle, mais aussi sur la manière d’amener ce changement de comportement dans les équipes avec lesquelles je travaille, et ce, le jour même de mes 35 ans ;-).

Dans les organisations ayant une gestion des ressources humaines traditionnelle, l’organisation a des attentes envers l’employé, et celui-ci est évalué par rapport à sa capacité à se conformer à ces attentes, ceci laissant peu de place à la créativité, à l’innovation. Après quelques années, les employés ont compris le système et s’y conforment, ils vont naturellement se tourner vers leur supérieur hiérarchique pour se faire fixer leurs objectifs. Ils finissent par prendre l’habitude de poser  la ‘fameuse’ question : « Qu’attend-on de moi? »

Lors de mon arrivée à Pyxis il y a un peu plus d’un an, après  avoir passé plusieurs années dans le modèle de gestion traditionnel, j’étais moi aussi habitué à me tourner vers mon supérieur et à poser cette question. Mais lorsque j’ai posé la première fois la question : « Qu’est-ce que l’organisation attend de moi? », je me suis fait répondre : « Qui veux-tu être dans l’organisation? Que peut faire l’organisation pour t’aider à le devenir? ». Il faut avoué que c’est déstabilisateur comme réponse. J’ai mis un peu de temps à comprendre. Je savais intrinsèquement ce que je voulais, où je voulais me rendre, mais accepter que je puisse devenir seul maître de mon destin dans une organisation m’a demandé un peu de temps. Et c’est avec l’aide de mon caddy/coach que j’ai construit et que je continue de construire mon chemin.

Depuis mon arrivée, j’ai moi aussi souhaité accompagner les autres à se réaliser. Je suis devenu caddy, et, en tant que caddy, j’ai accompagné plusieurs golfeurs lors de leur arrivée. Très souvent ils ont posé la même question que j’ai moi aussi posée à mon arrivée. À chaque fois je leur ai répondu : « Que souhaites-tu faire avec nous? Qui souhaites-tu devenir? As-tu besoin de mon aide pour cela? ». Ces questions ont toujours un effet déstabilisateur! Dans la relation caddy-golfeur qui se construit, cette question est puissante. Elle amène  chacun à s’interroger sur sa place dans l’organisation et, en tant que caddy, je propose simplement d’accompagner le golfeur dans sa réflexion (souvent en mode sounding board) puis, une fois le chemin éclairci et la cible déterminée, je propose de le supporter dans son chemin personnel vers cette cible.

Qu'attend-on de moi?

Équipe en construction (photo by hellochris, http://www.flickr.com/photos/hellochris/)

Mais cette façon d’aborder le développement professionnel ne doit pas se limiter à quelques organisations ou équipes. Les équipes agiles, elles aussi, doivent fonctionner dans ce mode pour être efficaces.

En tant qu’accompagnateur agile, j’adopte aussi cette posture d’aide. Lorsque j’ai le mandat d’assister une équipe à réaliser une transition agile, l’un des premiers défis sinon le premier est d’établir une équipe auto-organisée. Pour cela, j’ai besoin de provoquer la discussion avec les membres de l’équipe et leurs supérieurs hiérarchiques au sujet de la liberté accordée à l’équipe et à chacun des membre de déterminer le travail à réaliser et la façon de le réaliser. Souvent, les membres d’une équipe qui débutent dans la mise en place d’une approche agile posent la question : « Qu’attend-on de moi? » ou « Qu’attend-on de nous? ». En dehors de la réponse simple « Que vous produisiez du logiciel fonctionnel à chaque itération. » je n’ai pas grand chose à leur répondre. Je les invite alors à réfléchir selon  le schéma simple suivant :

  • Que veux-tu réaliser dans cette équipe, dans ce projet?
  • Est-ce compatible et aligné avec la mission de l’équipe?
  • Si oui, quel est ton plan de match pour atteindre ton objectif? Et saches que tu peux me demander de l’aide.
  • Si non, que comptes-tu faire? Quelles conséquences envisages-tu en adoptant ce comportement? Saches que tu peux me demander de l’aide.

Leurs supérieurs me regardent alors avec de gros yeux : « Mais qu’est-il en train de faire à mon équipe lui! » Puis nous entrons en mode « OUI MAIS ». Beaucoup sont d’accords que pour avoir une équipe performante, il faut lui laisser la liberté de s’organiser, personne n’est contre la vertue, MAIS… mais il faut bien que quelqu’un fixe les objectifs, MAIS il faut bien que quelqu’un supervise, MAIS il faut bien que quelqu’un prenne des sanctions en cas de dérapage, MAIS depuis toujours ils attendent que je leur dise quoi faire, MAIS, MAIS, MAIS…

En êtes-vous bien sûr qu’ils attendent que vous leur disiez quoi faire? Ne pensez-vous pas qu’ils ont leur idée sur la façon de bien faire les choses? Et même s’ils se trompent, accpeter leurs erreurs sans blâmes et les aider à réussir, sans faire à leur place n’est-il pas plus bénéfique pour le projet, et à plus long terme pour la compagnie?

Bien évidemment, il est souhaitable de s’organiser pour que les erreurs ou les échecs ne mettent pas en péril la compagnie et aussi pour que les leçons soient tirées des événements en profitant par exemple de rétrospectives.

Une fois la discussion abordée, il est bien plus facile de travailler avec l’équipe, la hiérarchie, et toute l’organisation. Nous ne changerons pas les comportements en une itération. L’équipe aura besoin d’être guidée au début, la hiérarchie elle aussi aura besoin d’être rassurée, de voir l’équipe progresser, de prendre le temps de se rendre compte de l’apport en terme d’engagement et de résultats.

Pour ma part, la question « Que souhaites-tu réaliser avec nous? » à changer ma façon de percevoir ma relation aux autres et au travail. Je constate tous les jours que cela change aussi petit à petit les équipes avec lesquelles je travaille. Certes il y a souvent des frictions, des difficultés, c’est souvent difficile pour moi car prendre ses responsabilités demande un effort, et c’est la même chose pour toutes les équipes et leurs membres. Mais le jeu en vaut la chadelle.

Qu’en pensez-vous? Êtes-vous prêts à essayer? Voulez-vous qu’on en parler?

Ces billets pourraient vous intéresser :

  1. Pyxis a gagné le Mercador 2010 catégorie ‘Pratiques innovatrices en ressources humaines’. Plus d’infos (et de photos) à suivre le 20 mai pour la remise du prix

Construire des règles d’équipe

April 16th, 2010 1 comment

Lors d’une rétrospective, que j’ai animé à la demande d’une équipe1 4 mois après l’avoir aidé à faire ses premiers pas en Scrum, j’ai proposé un atelier sur la gestion des attentes au sein de l’équipe.

Au cours des 4 mois j’ai entendu plusieurs fois des phrases telles que la suivante : « Certaines personnes parlent d’une façon que je trouve parfois déplacée. Je ne sais pas quoi faire avec ça. » Je demandais alors à la personne si elle avait parlé, aux membres de l’équipe, de cette attente concernant la façon de s’exprimer dans le groupe. Bien souvent la réponse était : « non! »

Cet exemple est loin d’être le seul, je le retrouve souvent en tant que coéquipier ou en tant qu’accompagnateur. Très souvent les membres d’un groupe souhaitent un comportement des autres membres sans jamais avoir exprimé l’attente de ce comportement. Habituellement chacun adopte le comportement qu’il pense être celui que le groupe attend ou bien celui que la personne à l’habitude d’avoir. On se rend compte que la responsabilité est partagée, on pourrait renversé la discussion et chacun pourrait demandé aux autres si tel ou tel comportement à un impact ‘négatif’ sur eux.

Le but de l’atelier était donc de permettre à chacun d’exprimer ses attentes. Je visais à les rendre explicites envers les autres membres du groupe et ultimement, j’espérais voir l’équipe se construire un espace d’attentes communes et parler des comportements respectifs dans différentes situations vécues ensemble.

La session de travail s’est très bien déroulée et au final, les attentes communes ont émergé. Elles sont mêmes devenues des règles d’équipes et des objectifs à atteindre en tant qu’équipe.

Satisfait du résultat de cet atelier, j’ai eu l’envie de le partager ;-). En voici donc le déroulement tel qu’expérimenté.

L’atelier

Le matériel : des Post-it ou des cartes, des stylos, des murs ou des tables

L’agenda en trois parties tel que je l’ai proposé :

  1. Mes attents (25 min)
  2. Nos attentes (30 min)
  3. Une équipe ! (30 min)

Remarque : Nous avons utilisé 1h30 pour effectuer cet atelier, mais il aurait mérité plus de temps, notamment les parties 2 et 3 parce que les échanges étaient riches et certaines sujets demandent du temps pour être pleinement exprimés.

Mes attentes
Construire des règles d'équipes

Résultat final de l'atelier de gestion des attentes - les régles d'équipe

J’avais réservé 25 minutes pour la première partie.

Dans cette phase chacun pose sur papier ses attentes personnelles, une par Post-it ou carte.

En tant qu’animateur lorsque j’ai présenté l’exercice, j’ai essayé de donner quelques exemples de situations, quelques exemples de comportements que moi j’attends, mais qui ne sont pas la façon de faire ou de réagir de tous.

L’exercice s’arrête à la fin de la période de 25 minutes. Si tout le monde semble avoir terminé avant, assurez vous tout de même de laisser quelques minutes pour une dernière idée.

Nos attentes

L’objectif de cette deuxième phase est d’établir les attentes communes à un sous-groupe.

Pour cela, j’ai séparé le groupe en 2. (Remarque : au delà de 5 personnes par équipe il est sans doute judicieux de faire 3 équipes pour maximiser les échanges et la participation de tous.)

Pendant la période, les membres de chaque sous-groupe, après les avoir affichées au mur, présentent leurs attentes aux autres. Ensuite le groupe essaie de créer un espace d’attentes communes. Pour matérialiser cet espace commun, j’ai demandé aux groupes de placer les Post-it en commun au centre d’une zone délimitée par les Post-it de leur attentes personnelles.

Dans ce cas, le groupe n’a pas gardé les attentes personnelles autour des attentes collectives, je suis curieux de voir ce que cela donnerait au final

Comme je l’ai mentionné plus tôt, cette période aurait mérité un peu plus de temps, mais c’est surtout la période suivante qui demande de réserver plus de temps du fait de la taille du groupe.

Une équipe!
Construire des règles d'équipe

Résultat final de l'atelier de gestion des attentes - les objectifs d'équipe

L’objectif de cette dernière partie est d’établir les attentes collectives de tout le groupe en rassemblant les attentes communes de chaque sous-groupe.

Pour cela, j’ai réuni tout le groupe et j’ai demandé aux participants de présenter les attentes de son groupe. Ensuite j’ai demandé de refaire le même exercice que précédemment, établir un espace des attentes communes tout en préservant les attentes personnelles en périphérie.

Comme lors de la précédente partie, la mise en commun a été le moment de discussion et de négociations très intéressantes et ouvertes des membres de l’équipe. Comme lors de la précédente partie, l’équipe n’a pas conservé les Post-it d’attentes personnelles autour de la zone commune.

Une fois la zone collective établie, j’ai demandé à l’équipe de regrouper ces attentes dans les 2 groupes suivants : les « règles d’équipe », les « objectifs d’équipe »

Du fait du nombre de personne et de la teneur des discussions, il faudrait prévoir plus de temps pour cette partie. Je pense que 45 minutes est un minimum.

Le résultat final est illustré par les deux photos ci-contre.

Pour conclure

L’équipe a beaucoup apprécié cet atelier. Malheureusement nous avons manqué de temps et certains ont du quitté avant la fin. Je réserverai  2h pour la prochaine fois et voici l’agenda que je compte utiliser :

  1. Mes attents (25 min)
  2. Nos attentes (35 min)
  3. Une équipe ! (45 min)

Je suis cependant très content d’avoir expérimenté cet atelier avec l’équipe et surtout je suis très content de la participation de l’équipe et de son engagement pendant tout l’exercice.

Je serai curieux de l’impact de garder visibles, autour des règles et des objectifs communs, les attentes personnelles de chacun.

J’envisage maintenant d’utiliser cet atelier lors de la ‘construction’ d’une équipe lors du warm-up d’un projet.

Si vous avez déjà mis en œuvre un tel atelier ou que vous essayé celui-ci, n’hésitez pas à partager vos retours d’expérience, je suis avide d’idées nouvelles 😉

  1. Il est intéressant pour une équipe que sa rétrospective soit animée, à l’occasion, par une autre personne que le ScrumMaster. Cela peut être un membre de l’équipe, le ScrumMaster d’une autre équipe ou bien une personne extérieure, un accompagnateur agile, ce qui était mon cas. Au delà de changer la dynamique, cela permet au ScrumMaster de participer pleinement à la rétrospective.