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Ne plus l’accepter!

March 25th, 2010 Comments off

« Ne plus l’accepter! »

Cette phrase je l’entends souvent lors des retrospectives de la part d’équipes confrontées à des problèmes tels que les suivants :

  • Livrer une user story ou un élément de code à une autre équipe en court d’itération.
  • Prendre une user story dans l’itération qui a une dépendance à une autre équipe.
  • S’engager sur une alors que le design n’est pas fini.

J’ai eu moi aussi ce réflexe à de nombreuses reprises dans des situations mettaient en danger notre itération et qui impactaient directement notre réussite. Cependant, sur la durée d’un projet, cette position n’est pas tenable, c’est une solution simpliste qui conduit à termes aux conséquence suivantes :

  • Sclérose de l’équipe et du projet.
  • Extinction de toute forme de collaboration.
  • Problèmes de fond persistants

« Ne plus l’accepter! » est une phrase qui, comme « il faut que », doit provoquer un choc à vos oreille! Que vous soyez équipier, ScrumMaster, coach ou voisin de l’équipe qui décide de prendre cette posture en réponse à un problème, s’il vous plaît réagissez!

pourqoi accepter 300x199 Ne plus laccepter!

Ne plus l'accepter! Réagissez!

Effectivement, pourquoi accepter?

Parce que refuser, c’est refuser de voir la vérité en face. C’est nier que le problème à l’origine de vos difficultés va persister, votre équipe va se protéger de plus en plus, se retrancher derrière cette « décision » et mettre progressivement fin à toute forme de collaboration.

Alors que faire?

Peut-être tout simplement accepter le changement! D’ailleurs, n’est-ce pas pour accueillir le changement dans vos projets que vous avez adopté une approche agile pour gérer vos développements logiciels?

Accepter les contraintes de votre environnement! Chercher pourquoi cette contrainte vous fais si mal. Voici quelques pistes que vous pouvez explorer aux travers des questions suivantes :

  • Le processus que j’utilise correspond-il à ma réalité?
  • Mes outils supportent-ils mes besoins?
  • Mon architecture logicielle est-elle en harmonie avec mes capacités d’organisation et les compétences de mon équipe?
  • L’organisation de mon équipes est-elle suffisamment flexible pour répondre aux besoins?
  • Mes équipes collaborent-elles suffisamment? Sont-elles capables de se remettre en question?

Le changement, les contraintes, font partis de la vie et nous devons faire avec, mais cela ne devrait pas nous empêcher de  chercher à découvrir la source du problème. Cette activité, dans la majorité de cas, ne prend pas bien longtemps. Prenez ensuite une action, celle avec un porteur et une occasion identifiée dans le temps icon wink Ne plus laccepter! . Cette seconde activité, elle prend parfois plus de temps car elle nécessite souvent de changer des comportements ou d’acquérir de nouvelles compétences. Alors soyez patients et persévérants.

Vous venez de vous engager sur l’autoroute de l’amélioration continue!

Action = porteur + date

March 18th, 2010 2 comments

Pour qu’une action se réalise, il faut un porteur et une occasion identifiée dans le temps.

polo clap board 228x300 Action = porteur + date

Pour qu'une action se réalise, il faut un porteur de l'action et une occasion identifiée dans le temps.

Dans le tableau Kanban, lorsqu’une carte est bloquée, l’équipe à tendance à dire : « Cette carte est bloquée! Elle dépend de X, il faut que je le rappelle [...] mais il n’est pas très disponible. »

Lorsque j’entends ceci, je parie : « dans deux jours, la carte sera toujours bloquée au même endroit! ». D’ailleurs pourqoui changerait-elle de place? Il y a deux jours, la carte était là et j’avais déjà entendu la même excuse phrase, il n’y a donc pas de raison que cela change. Même cause, même effet!

Alors l’équipe me regarde avec de grands yeux et nous entamons un dialogue qui ressemble au suivant :

- moi : « Ok, qui va le faire et quand? ».

- équipe : « Il faut rappeler X, mais il n’est pas très disponible. ».

- moi : « Qui subit l’impact de la carte bloquée? ».

- équipe : « C’est nous! ».

- moi : « Qui a intérêt à ce que la carte soit débloquée? ».

- équipe : « C’est nous! ».

- moi : « Ok, qui va appeler et quand? ».

Certaine fois, je n’ai pas fini de poser la question qu’il y a un volontaire pour prendre la responsabilité de régler le problème dès la fin du daily. D’autre fois la réponse est : « Je n’ai pas le temps maintenant, je regarde mon horaire dès la fin de la rencontre et j’y place cette tâche ».

[Quelques semaines plus tard...]

L’équipe adresse chaque jour les points bloquants avec une action portée par une personne et identifiée dans le temps. Et les cartes bloquées se libèrent icon wink Action = porteur + date

Êtes-vous toujours attentifs aux : « Il faut que? »

Mettre de la pression sur le système pour faire apparaître le gaspillage

March 11th, 2010 Comments off
goulot d etranglement1 300x299 Mettre de la pression sur le système pour faire apparaître le gaspillage

Mettre de la pression sur le système pour faire apparaître le gaspillage

Afin de faire apparaître les goulots d’étranglement dans le processus de réalisation d’une équipe fonctionnant en Kanban, j’ai proposé de réduire les limites du WIP1

Lors de la mise en place, l’équipe a fixé des limites confortables pour le WIP. Après deux semaines d’utilisation du tableau, l’équipe n’a pas identifié de goulot d’étranglement.
Lorsque j’ai fait ce constat, j’ai proposé au coordonnateur, lorsqu’il a remodelé le tableau à la réception du nouveau tableau, de réduire la capacité de certaines colonnes en plus des modifications prévues lors de la rétrospective.

Cela va bientôt faire trois mois que le tableau Kanban est en place et deux mois que les limites ont été baissées, et nous avons observé des difficultés telles que les suivantes :

  1. Des cartes sont bloquées depuis plusieurs jours et il ne reste qu’un espace disponible dans la colonne pour passer des nouvelles demandes.
  2. Il y a deux cartes dans une case.
  3. Une case ‘blocage spécial’ à été crée pour sortir une carte qui est bloquée et qui n’est plus prioritaire.

En discutant avec l’équipe, il apparaît que la baisse des limites a eu l’effet escompté, puisque avant cette baisse, il y avait suffisamment de place libre pour que de nouvelles cartes puissent passer même si d’autres étaient bloquées.

Content de ce résultat, je comptais proposer à l’équipe de réduire le nombre global de cartes présentes dans le tableau, car actuellement, les limites établies permettent d’avoir un nombre que « je » juge trop important d’items en cours simultanément.
En effet les limites sont établies par étapes du flux de travail, mais les mêmes personnes travaillent sur plusieurs étapes et cela ne force pas les items à sortir le plus vite possible, certains restant même plusieurs jours dans le backlog.

Mais je me suis ravisé car mes solutions ne seront jamais meilleures que celles de l’équipe.
Alors, au lieu de proposer ma solution de réduction du nombre de cartes dans le tableau, j’ai proposé à l’équipe de travailler sur la notion de gaspillage lors d’une rétrospective.

À la suite de cette rétrospective, après avoir identifié l’attente (une carte est souvent en attente dans le tableau) comme l’un des plus gros poste de gaspillage, l’équipe a commencé à mesurer le temps passé par les cartes dans les différentes phases du processus à l’aide de la méthode proposée dans l’article « Flow. Discover Problems and Waste in Kanban ».
J’espère que ces mesures permettront à l’équipe de trouver « ses » solutions pour éliminer le gaspillage, solutions qui rendront la mienne obsolète.

Quels sont les mécanismes que vous mettez en place pour contraindre le système ? Quels sont les résultats que vous obtenez ?

  1. Work In Progress

Odeurs de mêlée quotidienne – Astuces pour progresser

February 11th, 2010 Comments off
odeur de melee astuces pour progresser 300x300 Odeurs de mêlée quotidienne   Astuces pour progresser

Astuces d'équipe pour améliorer la mêlée quotidienne

Il y a quelques jours j’ai publié « Odeurs de mêlée quotidienne », article dans lequel j’évoquais des symptômes observés lors de mêlées quotidiennes.

Depuis, l’équipe a fait des progrès très intéressants que je souhaite partager.

Les symptômes présentés dans le premier billet sont répétés ci-dessous accompagnés des solutions ou bien des étapes des solutions mises en œuvre.

L’équipe ne répond pas aux 3 questions.

Afficher les 3 questions pour que l’équipe puisse les voir facilement chaque matin. Mais, comme on pouvait s’y attendre, le fait d’afficher les 3 questions, n’a pas eu l’effet attendu. Cette solution ne venait pas de l’équipe qui n’en a donc pas tenu compte. Pour que la mêlée quotidienne s’améliore, il faut aider l’équipe à se l’approprier.

Montrer l’exemple. Dans ce deuxième essai, à la fin de la mêlée, j’ai repris un comportement observé et je l’ai rejoué pour présenter un exemple de l’intervention attendue de chacun des membres de l’équipe. Il peut être bon de répéter le processus de temps en temps pour aider l’équipe à progresser.

L’équipe ne s’approprie pas la gestion du tableau et des graphiques de progression (burndowns).

  1. Éloigner le ScrumMaster pendant un jour ou deux, ou bien, profiter de son absence. Pendant ce temps là, l’équipe continue à faire sa mêlée quotidienne.
  2. Au retour du ScrumMaster, attendre la fin de la mêlée et poser la question suivante : « Êtes-vous confiant en votre engagement? [...] Quand je regarde le graphique, je ne suis pas en mesure de le savoir. » La conséquence directe de cette dernière question : une belle discussion, de très bonnes interrogations sur le fonctionnement et l’utilité des graphiques visuels et une prise en charge des graphiques par plusieurs membres de l’équipe.
  3. Reposer  ensuite la question de l’engagement à plusieurs reprises. L’équipe se la pose toute seule très rapidement.

L’équipe rapporte son occupation de la veille au tableau ou bien au ScrumMaster, sans regarder les coéquipiers avec pour effet de bord ‘d’autoriser’ des conversations parallèles.

  1. Éloigner l’équipe du tableau. La première fois l’équipe est déstabilisée, mais les coéquipiers comprennent vite qu’il est préférable de se préparer avant la mêlée et forment un cercle pour se parler.
  2. Proposer au ScrumMaster de sortir du cercle pendant quelques temps. En se positionnant en arrière il bénéficie d’un poste d’observation privilégié. N’étant plus visible  des membres de l’équipe, ceux-ci ne peuvent plus lui parler directement et lui rapporter l’activité de la veille. Inviter le ScrumMaster à intervenir à la fin pour donner de l’information au besoin.
  3. Le respect de la parole est régulé par l’utilisation d’un objet de parole que l’équipe s’approprie et se passe de main en main.

Les effets de ces petites astuces se sont très vite fait sentir dans l’équipe avec pour conséquences immédiates de ramener la mêlée à 10 minutes et à son utilité première, c’est-à-dire, un moment de synchronisation de l’équipe. Il reste alors 5 minutes pour des informations complémentaires, mettre à jour les graphiques d’avancement, ou bien retourner travailler plus vite sur les tâches de l’itération en cours.

Ces astuces ont permis de progresser rapidement vers une mêlée quotidienne beaucoup plus efficace, menée dans un temps plus court.

Un grand bravo à l’équipe pour ses apprentissages.

Et vous, quels sont vos ‘trucs’?

Les simulations comme outil de perfectionnement du coach

February 4th, 2010 Comments off
simulation coaching Les simulations comme outil de perfectionnement du coach

Les simulations comme outil de perfectionnement du coach

Depuis environ trois mois, nous réalisons des simulations dans le but d’améliorer nos compétences en tant que coach, lors de nos rencontres caddy1 bimensuelles.

Ces rencontres, dans ce nouveau format, sont maintenant pour moi d’une richesse incroyable. Il y a environ deux mois, j’étais acteur de l’une de ces simulations avec Dominic qui jouait le rôle de golfeur, jouant pour ma part le rôle de caddy.

Cette expérience a été difficile pour moi, mais elle a aussi été une grande leçon. Au cours de la simulation, alors que je pratiquais la posture de coach, j’ai « bloqué »,   cherchant  à tout prix un problème là où il n’y en avait pas. Dominic me présentait une situation qui ne correspondait pas schéma mental que je me faisais du déroulement et du contenu d’une rencontre caddy. Après m’être rendu compte que j’insistais inutilement, j’ai laissé Dominic continuer la rencontre, mais je n’étais plus dans l’écoute, j’étais contrarié. Non seulement je n’étais plus à son écoute, mais de surcroît, je n’étais pas capable de répondre au besoin simple qu’il avait ce jour-là (dans la simulation) qui faisait appel à des compétences techniques que je maîtrise sans difficultés.

Cela demande du courage de se confronter à des simulations même lorsqu’elles sont jouées dans un environnement sécurisant et sécurisé, mais la rétroaction des vingt paires d’yeux et d’oreilles sur ce qui s’est passé est très enrichissante, instructive et finalement réconfortante.

Depuis, je fais très attention à ce ‘piège’ dans chacune des rencontres que j’ai avec mes golfeurs en essayant de le détecter et de le désamorcer. À ce piège, mais aussi à tous ceux que nous identifions lors des autres simulations. J’essaie aussi de mettre en œuvre tous les ‘bons comportements’ que nous relevons et que nous valorisons lors des séances de feed-back.

Une simulation ne garantira jamais que je ne reproduise pas cette erreur ou que je n’en ferai pas d’autres, mais à chaque leçon apprise, un nouveau détecteur s’allume dans la case « situation de coaching» auquel je suis maintenant attentif. Rien ne remplace la réalité des rencontres et je ferai encore et toujours beaucoup d’erreurs, et ça n’est pas grave, mais il y a des chances pour que je fasse celles-là moins souvent.

Dans votre expérience et votre formation de coach, quelle est la place des simulations ? Qu’en retirez-vous ?

  1. la démarche ‘Caddy’ est un modèle de gestion du capital humain décentralisé fondé sur la communauté des employés, la collaboration et l’autoorganisation.