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Agile Coach Camp Canada – Here we go!

June 10th, 2010 No comments
agilecoach2010 300x88 Agile Coach Camp Canada   Here we go!

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Tomorrow morning will be the kind of easy wake up as I’ll attend Agile Coach Camp Canada in Waterloo (Ontario) with 3 colleagues of mine from Pyxis.

Looking forward to meet you there with all the others great agile coaches icon wink Agile Coach Camp Canada   Here we go!

Agile Coach Camp Canada
An Open Space Conference for Agile Coaches
Peer-to-peer Learning in a Collaborative Setting
June 11-12, 2010
Waterloo, Ontario, Canada
Free! And it’s SOLD OUT

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Le gestionnaire agile dans les lignes de tir

June 10th, 2010 5 comments

Coincé entre sa direction qui ne comprend pas encore les enjeux et les répercussions de la mise en place d’une approche de gestion de projet agile  et son équipe qui maintenant prend ses responsabilités, le manager d’une équipe agile reçoit des balles de toute part.

Bien entendu, tout le monde ne souhaite qu’une chose, réussir le projet. Cependant, les 3 protagonistes n’ont pas le même point de vue sur ce projet. Ils n’ont pas les mêmes connaissances de l’ampleur, du détail et de la difficulté de l’ouvrage. Ils n’ont pas non plus les mêmes besoins aux mêmes moments pour se rassurer (ou être rassurer) sur les chances de réussite ou sur la santé du projet.

Le gestionnaire agile dans les lignes de tir 300x199 Le gestionnaire agile dans les lignes de tir

Le gestionnaire agile dans les lignes de tir (photo by http://www.flickr.com/photos/mashleymorgan)

Lorsque qu’après avoir convenu qu’une première livraison de 2 mois permettrait de lever les risques et d’obtenir une ‘tranche’ verticale de logiciel fonctionnel, afin estimer de façon plus sereine le reste du projet, la direction décide de demander à l’équipe de réestimer la totalité du backlog après seulement 1 mois de travail, la fusillade éclate et le gestionnaire ou manager agile se retrouve dans les lignes de tir.

Satisfaire la demande de la direction ou soutenir l’équipe qui est tout à fait d’accord de réestimer le backlog, mais seulement après la release, une fois qu’elle aura l’information pertinente qu’elle cherche à obtenir.

C’est à ce moment là que le manager « au service de l’équipe » devrait faire son apparition. Être au soutient de l’équipe et l’éducateur de la direction.

Il doit être en mesure de répondre clairement aux interrogations des uns et des autres et d’expliquer à chacun les besoins de l’autre comme par exemple :

  • Pourquoi la direction veut-elle une réestimation maintenant? Y a-t-il un besoin concret qui échappe à l’équipe comme par exemple une communication stratégique ou bien est-ce simplement une crainte, une insécurité générée par les nouvelles façons de faire, le nouveau reporting?
  • Peut-on patienter encore quelques semaines? Admettons que les estimés préliminaires sont faux. Normal, ce sont des estimés! Ceux d’aujourd’hui, réalisés avec des connaissances encore incomplètes sur des risques identifiés, ne seront-ils  pas aussi faux? Seront-ils plus pertinent s’ils sont établits dans 4 semaines une fois les risques levés?
  • Pourquoi l’équipe ne souhaite-t-elle pas réestimer maintenant? A-t-elle peur? Refuse-t-elle de communiquer, d’être transparent vis-à-vis de la direction? Pense-t-elle que l’investissement à ce moment donné n’est pas rentable? Manque-t-il des informations nécessaires?

Les arguments de tous seront valables. Alors que doit faire le manager? Rester au milieu et prendre les balles? Ne satisfaire personne? Ou bien se positionner et prendre le risque de décevoir sa direction ou son équipe?

Pour ma part, je pense que le calcul à faire est celui du succès de l’équipe. Est-ce qu’une journée d’estimation rapporte plus qu’une journée à coder pendant laquelle on apprend sur les risques techniques que l’on doit affronter? À certains moments peut-être, à d’autres non. Ce qui est certain c’est qu’une équipe frustrée qui ne se sent pas soutenue, est moins productive et performante.

Faire le calcul de répondre à la demande de la direction sans tenir compte de l’équipe est peut-être bon pour la carrière, mais n’est pas le meilleur moyen d’aboutir à une équipe auto-organisée, performante, motivée et responsable. Il est plus pertinent d’éduquer la direction, de la rassurer, de lui expliquer que l’équipe ne juge pas pertinent de réévaluer maintenant mais qu’elle le fera dès que possible et qu’il faut lui faire confiance. Il est aussi judicieux d’expliquer qu’en Scrum cette (ré)estimation est permanente et fait partie du cadre.

Vous serez peut-être intéressés par ce précédent billet :

Faut-il réestimer les stories non terminées ou celles refusées par le PO à la fin du sprint?

June 3rd, 2010 6 comments

À maintes reprises ces derniers mois, j’ai dû répondre à la question qui tracasse beaucoup d’équipes et de Product Owner (PO) lorsqu’ils viennet d’échouer une ou plusieurs stories :

Faut-il réestimer les stories refusées lorsqu’on les prend dans l’engagement du sprint suivant?

Je demande alors ce qui fait sens pour eux. Quelle information tirent-ils de l’estimation d’une storie? Qu’est-ce qui serait le plus pertinent pour réussir le prochain sprint puisque le dernier vient d’échouer?

Les réponses varient bien évidemment, mais le plus important est alors de déclencher avec l’équipe une conversation autour de la notion de vélocité1, de son utilité, de son utilisation. Cette discussion ne fait pas l’objet du billet d’aujourd’hui mais j’y reviendrai éventuellement (au sens québécois du terme icon wink Faut il réestimer les stories non terminées ou celles refusées par le PO à la fin du sprint? ) dans un prochain billet.

burndown infrastructure 300x225 Faut il réestimer les stories non terminées ou celles refusées par le PO à la fin du sprint?

L'allure générale du burndown va varier en fonction de votre façon de gérer les stories échouées à la fin d'un sprint

Aujourd’hui je souhaite principalement partager ma pratique actuelle. Je dis actuelle car ma réflexion et ma préconisation ont évolué au cours du temps.

Actuellement, au moment de la planification d’un sprint, je préconise à l’équipe de réestimer les stories et de mettre à jour le backlog pour refléter l’effort nouvellement évalué. Cette façon de faire à les effets  suivants :

  • lisser la vélocité,
  • réduire le volume global du backlog, (sur l’instant bien entendu car j’exclus ici la création de story ou la réévaluation de story précédemment estimées, etc),
  • perdre l’historique de l’effort initialement estimé pour la story.

Dans le passé, je ne réestimais pas les stories au moment du sprint, l’équipe évaluait ou plutôt devrais-je dire pariait, comme pour un premier sprint, sur le ‘volume’ des stories qu’elle pensait être capable de réaliser. Cette façon de faire avait les effets suivants :

  • générer des fluctuations parfois importantes de la vélocité, pour finalement calculer une moyenne sur le long terme,
  • rendre l’engagement très aléatoire, l’équipe n’avait pas de repère (vélocité précédente) et pariait sur un engagement, comme lors d’un tout premier sprint,
  • conserver le volume du backlog tel qu’initialement estimé (sans faire entrer ici d’autres considérations telles que la réestimation des stories déjà estimées au cours des planifications de release précédentes, la division d’une story en plusieurs, la création de stories,…),
  • maintenir l’historique de l’effort estimé pour la story.

J’ai aussi vu une troisième méthode qui consistait à réestimer ‘oralement’ le reste-à-faire (en story points), mais sans mettre à jour le backlog. Cela permettait de prendre un engagement raisonnable car il incluait le nouvel effort estimé, mais l’engagement affiché était lui très généreux, reprenant l’effort estimé au sprint passé et non mis à jour!

Comme je vous le disais plus tôt la discussion autour de la notion de vélocité était intéressante. Pourquoi réestimer sans mettre le backlog à jour? Mystère! Un bon sujet pour un prochain billet. icon wink Faut il réestimer les stories non terminées ou celles refusées par le PO à la fin du sprint?

Afin de partager vos pratiques, je vous propose de répondre au sondage suivant. Et surtout n’hésitez pas à partager votre expérience en laissant un commentaire.

Comment gérez-vous les stories refusées par le PO lors de planification du sprint suivant?

  • Je réestime et réajuste le pointage au backlog et je m'engage par rapport à ma vélocité connue (57%, 27 Votes)
  • Je ne réestime pas les stories et je 'parie' sur l'engagement (15%, 7 Votes)
  • Je réestime "oralement" pour maîtriser l'engagement mais je garde le pointage inchangé au backlog (13%, 6 Votes)
  • J'utilise une autre méthode (15%, 4 Votes)

Total Voters: 47

loading Faut il réestimer les stories non terminées ou celles refusées par le PO à la fin du sprint? Loading ...
  1. La vélocité d’une équipe est le nombre story points du backlog brûlés pendant un sprint

ScrumMaster, chut! Écoute!

May 20th, 2010 6 comments

S’il est vrai que le ScumMaster doit savoir se faire entendre, parfois fort, pour protéger son équipe, il doit aussi apprendre à se taire et surtout à écouter.

Dans beaucoup d’équipes ou d’organisations, les personnes se parlent mais ne s’écoutent pas. Chacun essayant de faire entendre sa voix, de passer son point, de montrer qu’il est là.

En tant que ScrumMaster, lorsque l’équipe débute, on a tendance à être sur le devant de la scène, à parler pour expliquer Scrum, pour animer les meetings, pour guider l’équipe lors des cérémonies, pour suivre ce qui se passe lors des mêlées quotidiennes. Bref, à être plus présent et plus directif.

Cependant, passé les premières itérations, l’équipe doit en savoir suffisamment sur la mécanique pour avoir adopté certains réflexes. À ce moment là, vous devriez être en mesure de vous retirer symboliquement pour laisser l’équipe s’organiser.

Ce retrait symbolique  est pour moi le moment de passer du bruit au silence, de la parole à l’écoute, de préférer les questions aux directives.

Tout le monde vous le dira, je suis quelqu’un qui aime parler, j’aime aider l’équipe, expliquer, transmettre mes idées, mes valeurs, mes connaissances. J’ai cependant remarqué quelque chose de très important. Attention c’est un scoop… Le silence est d’or!

Lorsque je participe au daily de l’équipe, comme ScrumMaster, j’aime me mettre dans un coin, en retrait, et écouter. En fait, je ne dors pas, je m’assure qu’on ne dépasse pas le temps, je peux intervenir quelques fois s’il y a des questions, et, je prends des notes sur des points pour lesquels je veux questionner l’équipe : une tâche qui semble apparaître mais qui n’est pas créée, une tâche bloquée, un comportement que je remarque. Mais bien entendu, je continue à participer à la synchronisation avec l’équipe et à transmettre les informations nécessaire.

Parfois j’utilise ces notes à la fin du daily, lorsque tout le monde a parlé, pour poser des questions, faire prendre conscience de faits, de comportements. Certaines fois je retiens mes notes quelques jours pour prendre le temps de vérifier que mes observations se reproduisent, pour laisser l’équipe expérimenter la difficulté liée à son comportement, etc. Bien évidemment, tout est une question de dosage. Je ne laisse pas l’équipe s’empêtrer dans des difficultés trop graves.

J’ai remarqué une chose, avec une équipe expérimentée, en usant de ce comportement silencieux suivi de questions pertinentes, sur une base régulière, l’équipe attend la question, recherche le feed-back à l’aide duquel elle apprend et elle adapte son comportement pour s’améliorer par petits pas.

Dans le cas d’une équipe débutante en Scrum il est nécessaire d’être plus directif, mais dans le cas d’une équipe rôdée (après quelques itérations), cela devient contre productif et ralenti le travail de l’équipe. En effet, l’équipe adopte une attitude dans laquelle elle attend qu’on la dirige, qu’on la corrige dès le moindre écart, elle ne prend donc pas le temps d’observer et de réfléchir à son attitude. Elle n’a pas non plus l’opportunité de faire des faux pas ‘simples’ qui lui permettent d’apprendre lorsqu’ils sont remontés sous forme de feed-back.

En disant cela je n’invente rien, je partage simplement mon vécu, qui finalement illustre ce que nous transmet la littérature.

Votre expérience m’intéresse. Êtes-vous un ScrumMaster loquace ou plutôt silencieux et à l’écoute? Quel(s) changement(s) de comportement(s) de l’équipe observez-vous lorsque vous faites évoluer votre comportement?

P.S.: Pour écouter, il faut accepter le silence. Un truc simple pour ne pas rompre le silence, compter dans votre tête ou bien encore garder un stylo dans la bouche sans le tenir avec la main, si vous ouvrez la bouche, il tombe!

Hope to meet you at Agile Coach Camp Canada

May 17th, 2010 3 comments
agilecoach2010 300x88 Hope to meet you at Agile Coach Camp Canada

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